Vers l'espoir d'un ciel infiniment étoilé

Vers l'espoir d'un ciel infiniment étoilé
C'est par le hasard qu'il passa sur mon chemin, voyant dans mes yeux de solitude que quelque chose se préparait. Il ne m'aurait pas dit une montagne d'ânerie sympathique que je me serais enfuie face à une montagne assombrie par le verglas plutôt que d'être restée devant son regard insignifiant. Toutefois, les pieds dans le sable, je suis partie dans cette même direction. Au fur et à mesure que nous discutions, nos pieds furent rejoints par une armée de sandales prêtes à fouler le même sol que nous. Le nous s'agrandissait, devenant plus puissant à chaque foulée. Parfois, il me tenait la main, se disant que la randonnée serait un peu plus agréable, mais lorsqu'il avait l'occasion, il appréciait l'aide des chameaux bien domptés. Je m'amusais à chanter au gré du vent, tentant d'égayer autant que le soleil pouvait le faire. Mon âme s'était alliée à la sienne, question de faire avancer les choses puisque les étoiles nous inspiraient. Je ne me souviens pas exactement combien de jour nous avons marché sans tomber à genoux, à l'aide d'oasis et de rire. Je respirais avec le sentiment que tout irait bien entre nous, entre nous tous. Malgré notre marche dans le désert, il m'était facile de penser que tout irait bien parce qu'il était là pour me soutenir et que j'étais là également pour cette tâche. J'aurais donné ma vie mille fois pour que mes amis aient un bonheur constant. Je ne m'étais rarement imaginé que le désert pouvait être si... mystérieux, si intéressant. Je me plaisais à observer les lignes sinueuses que faisaient l'ombre et le sable. Je regardais mon corps se transformer en homard tout en le regardant, de temps à autre, afin d'apprécier un peu plus sa musique. Je n'ai pas exactement compris comment moi et lui furent séparés, mais le ciel avait décidé que nos routes ne pouvaient cohabiter plus longtemps. J'avais trouvé le moyen de le voir partir et je lui en avais voulu pour le mal qu'il m'infligeait. Je m'étais toutefois tournée vers le reste du groupe, consciente que cette partie en valait la peine. Je ne pus m'empêcher en soupirant tristement que la vie me blessait encore un vaste instant. Il ne me fallut tout de même pas deux lunes pour comprendre qu'il fallait bien que je me dégourdisse et que j'éloigne cette désastreuse histoire de mon univers. J'aurais bien pu crier, pleurer, prier, mais je savais que son âme ne reviendrait pas à la vie. Je n'avais rien pu faire et je ne pourrais plus rien sauf de faire un ménage consciencieux afin de garder les bons souvenirs. Il m'était inutile d'apporter les images tristes et malodorantes puisque leurs lourdeurs m'auraient blessé que plus profondément. C'est avec une délicatesse incroyable que deux mains d'une blancheur insoutenable me soulevèrent de terre pour m'aider à regarder le ciel d'un ½il différent. Je devrais m'armer d'un sourire et affronter la vie telle qu'elle m'était offerte et tout irait bien, même sans lui pour me soutenir puisque j'avais eux... Ces personnes qui comprenaient et que j'appréciais tout autant, sinon plus, puisqu'ils m'offraient l'instant présent et l'avenir. Je ne l'oublierais jamais, c'était impossible, mais il y aurait un lendemain heureux, je me faisais la promesse.

# Posté le jeudi 30 juillet 2009 01:04

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 23:13

Mon histoire

Mon histoire
Le soleil ne parcourt pas toujours mes instants de vie, mais il semble s'être installé pour un moment. Il faut dire que depuis que tu es là, tout a changé ici. Il me semble que les fleurs et les oiseaux sont venus souhaiter la bienvenue à l'été comme partout ailleurs. Tout est plus beau, tout à une meilleure odeur et les sourires inconnus me répondent. Il faut dire qu'il a pris du temps à nos regards avant de comprendre qu'ils étaient passionnés l'un pour l'autre. Il a fallu bien des jours et des nuits avant que nos mots veuillent dire ce que notre c½ur et notre corps ressentaient. Pourtant, dès le moment où nos peaux se sont frôlées et que les frissons ont parcouru notre âme, les évènements se sont précipités en un battement de paupières. Les mots, dans un mutisme romantique, se sont propagés en toi comme en moi par le biais des gestes si passionnés que l'on s'échangeait. Il n'a pas été question d'amour ce soir-là, que d'une passion partagée. Au matin, déjà, je savais que cette nuit était la première d'une longue lignée de bonheur. Et tes magnifiques yeux bleus m'assuraient que j'avais raison et que tu partageais cette idée.

C'est devant un déjeuner d'étud
iant un peu pauvre, mais préparé avec tendresse que nos personnalités se sont connues. Il a fallu peu de temps avant de comprendre que l'art sous toutes ses formes vivait en nous et que la communication savait prendre une place confortable dans nos bouches et nos esprits. Bien sûr, le nuage se formait en dessous de nous et le soleil de l'été nous aidait à le conserver doux et moelleux. L'amour nous était rentré dedans à grande vitesse et nous étions devenus presque inséparables. Lorsque nous étions ensemble, rien n'existait plus qu'une jeune fille et un jeune homme amoureux. Nos amis, envieux et contents, semblaient s'habituer au couple perpétuel que nous formions. Il ne faut pas seulement dire que l'on était un couple inséparable, car il nous arrivait de sortir chacun de notre côté et d'être légèrement indépendants. Cependant, nous étions constamment dans le c½ur, les yeux, les mots ou encore l'âme de l'autre. La rêverie s'emparait souvent de nous et les sourires habitaient nos visages presque tout le temps. Je vivais enfin un amour qui ne pouvait être décrit, car il existait que pour être vécu.

Le temps a passé et les feuilles menaçaient de tomber. L'ave
nir nous l'avait dit, mais les chemins se voulaient plus distants. Il nous fallait retourner à nos études, à nos appartements, dans une ville loin de toute cette magie. J'avais espéré qu'un miracle quelconque se produise, mais le temps avançait toujours et l'heure de la distance approchait. Mon amoureux m'avait dit qu'il donnerait tout ce qu'il pouvait pour ne pas perdre contact, pour que tous nos sens soient comblés. L'espoir emplissait nos petits c½urs et notre départ était vu comme une promesse d'une visite prochaine et non comme un adieu. Les larmes ont tout de même roulé sur mes joues et tout le long de ma poitrine nue, la dernière nuit où je me blottissais dans les bras de mon amoureux. Je savais que l'ennui allait me serrer les entrailles plus d'un jour et cela lui brisait le c½ur au point où une larme s'échappa de son ½il. Il aurait aussi voulu que nos destins soient côte à côte au-delà d'un simple été, mais nous refusions catégoriquement de briser nos rêves pour un amour qui saurait patienter et surmonter les épreuves. Malgré la confiance qu'il avait, il ne put s'empêcher de me serrer plus fort dans ses bras, peut-être inconsciemment, en se voulant protecteur de ce qui nous appartenait encore un peu.

Notre départ s'est fait assez rapidement. Je me rappelle de l'avoir vu attendre que j'embarq
ue dans la voiture qui me menait à ma vie prochaine, à mon nouveau monde. J'avais un peu mal, mais je ne pouvais me douter à quel point c'était doux à comparer de la douleur qui m'attendait un peu plus tard. Rendue sur place, je retrouvai tout de même mon sourire, car je savais être enthousiasme et optimiste. Je souhaitais faire de mon appartement un endroit où j'allais me sentir bien. Mes amies, qui m'avaient suivie dans cette nouvelle ville, savaient me changer les idées et me faire rire. Tout s'annonçait bien ! Après deux semaines, mon homme vint me rendre visite avec plein de câlins à me procurer. Malgré que le téléphone ait été un de nos amis durant les jours passés, nous avions un paquet de choses à nous dire et le week-end passa en éclair. Il me fallut beaucoup de courage pour le voir repartir, mais j'étais très heureuse et je savais que ça allait m'aider à contrer l'ennui. Pendant plus de 6 mois, notre relation allait très bien, les vacances nous permettaient de nous ressourcer et l'ennui se transformait en habitude. La confiance était installée, ma nouvelle vie aussi et je pouvais vaquer à mes occupations sans juste penser à lui.

Au bout d'un an,
il se faisait plus distant durant nos rencontres, ses yeux fuyaient la vérité et je le sentais. Il faut dire qu'un courant passait entre nous deux et je pouvais deviner plusieurs de ses pensées sans qu'il n'ait eu à me les formuler. Et, malgré que je ne veuille pas accepter cette option, son jeu devint pour moi une évidence. Il avait beau être acteur, il ne pouvait se cacher derrière un masque avec moi. Je savais très bien qu'une autre fille était venue lui chatouiller le c½ur. Et bien sûr, il finit par me l'avouer avec regret puisqu'il ressentait toujours de l'amour pour moi, mais que la distance posait un énorme mur entre moi et lui. Je le croyais, mais je ne pouvais m'empêcher de m'effondrer et de plonger dans un énorme gouffre. Il avait fallu que les aveux se fassent en personne et je me retrouvais coincée loin de chez moi, mais près de la nouvelle amante. Je ne savais plus quoi faire. Dans la hâte et l'énervement, j'ai pris ce que je connaissais le plus et décidai de raconter mon histoire en quelques lignes. Je voulais écrire afin de laisser un souvenir de l'amour qui avait existé entre nous deux. Les mots défilaient sous mes yeux comme si le temps me pourchassait. Les sanglots déformaient mon visage, ce qui rendait l'écriture plutôt ardu, mais l'inspiration y était... l'amour aussi.

Vous voulez sans doute savoir ce que j'ai écrit et pourquoi.
Il faut savoir que le mal était pour moi une masse indescriptible que je n'arrivais pas à chasser. J'aurais pu tenter de le faire sortir en criant après cette pouffiasse qui m'avait enlevé mon homme, mais... il ne me serait pas plus revenu. Je voulais plutôt lui prouver à quel point je l'aimais en remémorant notre histoire, en lui rappelant la passion et en mourant pour lui. Je sais, c'est un peu dramatique d'en arriver jusque-là pour une peine d'amour, mais...








La littérature laisse place à toute opportunité et il est po
ssible de tout faire, d'écrire toutes les idées inimaginables. Seulement, voilà, je ne savais comment terminer ma lettre pour qu'elle soit touchante et qu'elle fasse comprendre toute ma douleur à celui à qui elle était destinée. De plus, il aurait été cruel de ma part de lui donner ma mort sur la conscience, j'aimais tout de même cet homme. Alors, je lui ai plutôt fait comprendre que mon amour pour lui était plus grand que mon rêve d'étudier loin. Il ne m'a pas fallu plusieurs arguments pour lui rappeler qui j'étais et qui il s'apprêtait à perdre. Je ne dis pas que je suis indispensable ou parfaite, je pouvais juste me douter que notre bout de chemin, ensemble, n'était pas terminé. J'ai donc pris les choses en main et j'ai aménagé avec lui en éliminant ainsi la distance et en étudiant près de lui. Qu'est-il advenu de l'autre femelle? Et bien, elle est devenue une très bonne amie et une bonne confidente même si mon amoureux s'est mis à la détester en apprenant à mieux la connaître. Il faut dire que j'avais du doigté pour dévoiler le mauvais côté des gens et éloigner la mort imminente. Ce n'est pas vrai, je ne l'ai tout de même pas provoqué. Et je l'avoue, j'ai été chanceuse et courageuse de foncer avec une proposition qui aurait pu finir en ménage à 3. Enfin, comble de la quétaine que je suis, nous nous sommes mariés il y a de cela un mois et comme je m'ennuyais toute seule dans notre appartement, j'ai eu envie d'écrire ceci, comme ça, juste pour écrire...

# Posté le dimanche 24 mai 2009 03:49

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 23:15

Sentir l'ange s'envoler

Une larme s'était glissée sur sa joue. Une larme lourde de sens qui trouvait son chemin au creux de son visage défait. La pluie avait fait des ravages cette journée là et faisait briller cette larme en quête d'espoir. Cette fille assise devant une fenêtre enragée ne pleurait plus, mais conservait cette unique larme qu'elle avait versée pour lui ou plutôt à cause de lui. Elle était désormais à bout de force, tout lui paraissait si lourd à commencer par elle-même. La mort voulait la caresser jusqu'au dernier souvenir de ses souffrances, mais elle résistait. C'est vrai que de mourir, de s'étendre à vie face au firmament, avait quelque chose d'intéressant, de curieux et certainement de plus apaisant que son passé. Elle devait simplement se demander si l'avenir pouvait encore lui offrir des années de sourire. Offrir, accepter, recevoir ? Ce n'était pourtant pas des mots familiers à son oreille, elle n'avait rien eu et jamais eu de quoi à donner. Peut-être qu'elle avait reçu le mal et donner de l'amour à sa grand-mère, la seule qui l'avait un peu lavé de ses blessures... Tout cela était si loin pour elle et si flou. Les souvenirs de son enfance ne semblaient qu'être fictifs dans son conscient, comme s'ils avaient été dessinés à l'aide d'un artiste heureux. Elle ne savait plus si elle pouvait compter ses souvenirs gris bleuté dans sa réalité présente. Il l'avait tellement sali. Sali jusqu'à ne plus arriver à tout nettoyer, malgré tous les pleures, malgré toutes les pluies. Comment, mais comment arriver à la voir se lever de cette chaise et croire qu'elle fera apparaître le soleil de ses nuits ? Elle ne croyait pas qu'elle était dans une situation moins agréable qu'elle, lui ou elle, elle ne se savait pas égoïste et ne s'aimait pas assez pour arriver à croire qu'ELLE était la pire saleté. Mais, il y avait un mais pour dire que ses souvenirs à encre indélébile n'existait pas dans les livres pour enfant.

Une journée, deux, trois passaient sans lui souffler mot d'une nouvelle odeur. Toujours l'odeur nauséabonde d'un ciel sans étoile. Seule devant son vieux café, elle ne savait à quelle porte sonner pour demander l'aide d'une épaule réconfortante ou d'une oreille amicale. C'est dans l'univers mystérieux de ses pensées qu'elle passait ses milliers de secondes trop longues. Un écran noir lui projetait l'image d'un poing, d'une hache, d'une haine et de son visage déformé, non par une larme, mais par l'horreur. Parfois, elle se revoyait debout, devant lui, fusil à la main, tremblante comme une feuille titillé par un immense vent et elle mettait fin à leur histoire. Une histoire qui avait toutefois un début traitre et alléchant. Il s'était approché d'elle tout en multipliant les roses, les tulipes et les orchidées, tout en lui chantant l'amour tel un oiseau sans âme. Il s'était rapidement agenouillé devant elle, une seule fois, pour lui montrer que les prochaines, se serait à elle de se soumettre et... et... elle avait signé sur la mort. Une fois la robe blanche souillée par la nuit de noce et les besoins sexuels sadiques de son « époux », elle avait compris qu'elle habitait maintenant une nouvelle prison aux poutres d'or. Elle avait perdu son nom, son identité, sa dignité et sa virginité. Ces images lui revenaient en tête et elle ne pouvait s'empêcher de se mettre à crier contre sa naïveté et les mensonges de l'homme qui l'a éteint et décousu fil par fil. Elle en avait plus qu'assez de cette histoire, de ses cris et voulaient commencer à se battre contre l'injustice de sa vie. Elle prit un couteau effilé, autrefois par sa peau meurtri, et se dressa devant les poutres en or défraîchit et y grava SON nom. Amélia.

Les gestes significatifs semblaient s'allumer d'eux-mêmes et Amélia tentait toujours d'aller mieux. Du moins, d'aller moins pire que la veille comme si elle appliquait une couche d'aquarelle sur une texture boueuse et noircie afin de cacher tranquillement les coups de malheur. Déambulant dans une ville aveugle, elle arrivait toutefois à entendre les premières âmes chanter dans les arbres et elle voyait les premiers hommes sourires à leur mère, leur femme ou leur enfant. Pourquoi ? Pourquoi n'avait-elle pas tenté de s'imaginer des beautés de soleil et de réalité pour arriver à passer à travers les laideurs terreuses. Amélia voyait, sentait, entendait, touchait maintenant à ce qu'elle n'avait jamais connu. Un jour même, elle savait qu'elle pourrait dire toutes ces choses, elle pourrait parler en son nom et enfin se libérer de sa douleur. Elle ne savait à qui, mais elle désirait ardemment raconter son histoire afin de partager sa lourdeur avec une personne moins abîmée qu'elle.

Elle n'avait toujours pas versé une larme de plus. Elle ne voulait pas de toute façon et elle avait réellement appris à contrôler ses émotions... Enfin, à les effacer. Les images restaient encore et toujours et l'avenir ne ferait jamais de promesses. Les rayons, toutefois, arrivaient un peu plus étroitement jusqu'à son c½ur. Ses sourires faux se voulaient vrais et toutes les mauvaises couleurs sur son corps avaient pris congé. Il ne restait que les mots violents et les représentations dévastatrices. Sa main découvrait les plaisirs des rencontres furtives avec ses voisins sourds, mais innocents. Amélia espérait toujours qu'un matin, la tempête s'évaporerait et la laisserait tranquille dans une paix réconfortante. Pour l'instant, elle s'acharnait à vivre et à tenter de ne pas s'être libéré d'un poids pour rien. Elle voulait s'envoler tel un ange en liberté. Elle voulait sentir l'ange en elle s'envoler vers un autre ciel.
Sentir l'ange s'envoler

# Posté le lundi 27 avril 2009 22:16

Modifié le lundi 25 mai 2009 01:44

Comment voir la mer ?

Comment voir la mer ?
Il n'avait jamais aimé rouler en auto. C'était long et ennuyeux pour lui. Il aurait fortement préféglisser sur le firmament et dormir sur la lumière d'une étoile. Une automobile, pour lui, était signe d'un trop grand rapprochement à la Terre. Il préférait rêver qu'il s'envole par la fenêtre et marcher dix ans pour se rendre au bout de l'Amérique un peu sale. Ben aime les astres et la nature. Je le comprends tout de même d'imaginer tout ça, mais je me demande si, parfois, il faudrait qu'il soit un peu plus heureux de ce qu'il a.

C
e dimanche , la route était fondante, le soleil soufflait l'illusion que le plancher noire allait mouiller nos pneus. Il faisait terriblement chaud et humide. Mais ! Un bel aps-midi d'été, à la plage, nous attendait. Et, encore une fois, Ben chialait contre ma vieille voiture polluante et j'en avais assez. J'avais donc cidé de monter le son, de la seule pièce valable dans ma voiture, c'est-dire ma radio.
L
e chemin défilait, la vie aussi et les chansons qcoises et américaines nous transportaient d'un côté de la frontière à l'autre. Mon cher Ben avait un peu cessé de m'en vouloir de polluer la Terre et il chantait avec moi. C'est qu'il avait une voix qui me faisait planer vers un autre ciel, une voix magnifique.
A
u bout de quelques heures, un morceau de chaleur ensoleillé provoqua mon attention en duel. Aveuglée, la voiture en profita pour se sauver en tout sens, à son aise, directement sur l'immense chariot de l'innocente vanne qui passait à nos côtés. Heureusement, je revins, à temps, à la charge et la voiture pris la direction opposée sous les applaudissements des cordes vocales endiablées de Ben. C'était fou ! C'est qu'à l'opposée du gros camion, un beau pont et une piscine internationale nous saluaient. Va comprendre pourquoi, le rêve de Ben, SON rêve, se réalisa. Il s'envola subitement hors de mon bac à ordures pour aller directement rencontrer la nature humide. Moi, j'avais vu que cet image et après...

Après avoir é guérie, j'ai appris tous les détails croustillants de notre accident un peu spectaculaire. J'appris que Ben allait mieux et j'eus la chance de revenir à la vie quotidienne aps plusieurs mois. J'ai donc cidé de trner de force Ben à notre voyage de secours. Je tenais vraiment à voir la mer ailleurs que dans ma voiture. Et, bien sûr, il n'aimerait jamais rouler en auto, mais il souhaite désormais rester à bord.

P.S. Ce texte, je l'ai écrit en dix minutes lors d'une activité de Cation avec mon programme du LAC. Donc voilà, j'espère que vous allez l'aimer un peu.

# Posté le jeudi 26 février 2009 18:55

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 23:16

Il y aura toujours un lendemain...

Il y aura toujours un lendemain...
Raconte-toi pas n'importe quoi. On dirait que tu prends plaisir à comprendre tout de travers en pensant très bien que TU as raison. Fuck ! Me semble que tu le sais depuis le temps, apprends à t'écouter mieux que ça et prends bien soin de comprendre ce que les autres te disent. Je te dis pas ça pour rien, c'est juste important que tu comprennes que parfois tu penses une chose, mais la réalité est toute autre. Tu t'écoutes mal, c'est tout. C'est probablement inconscient, mais... enfin, rentrons pas dans les détails psychologiques incompréhensibles. Ça sert à rien. L'important c'est que tu sortes un peu plus souvent ta confiance du fond de tiroir oublié. C'est bon des fois de faire aérer nos idées et surtout de donner des exercices à son sourire. Et si t'as pas le goût de sourire, fais n'importe quoi, mais exprime dont quelque chose. Prends soin de TOI un peu, arrête un peu de te soucier de ce que les autres veulent ou pensent de toi. Prends les mains qu'on te tend, les autres laissent les pendre sur les brûlures du soleil. Et non, c'est pas vrai que tu peux juste te fier à toi. C'est vrai que c'est important que tu sois capable de marcher un peu tout seul sur tes deux talons, mais si on a des semblables c'est pas pour rien. Il va toujours avoir au moins une personne qui va être là pour toi. Moi, je le suis. Je sais, je t'apparais sûrement chiante et tout. Tu as le droit de me croire ou de m'envoyer chier, c'est libre à ton sentiment ! Mais écoute dont un peu, prends l'offre et l'amitié que je te donne. Je le sais, je le sais... t'es reconnaissant de tout ce que je fais. Laisse dont faire ! Je le fais pas juste pour t'aider, moi ça me fait du bien de savoir que t'es pas seul et que tu vas mieux après qu'on ait fait n'importe quoi devant les paroles du temps. N'importe quoi ! Parler, crier, planter des carottes, avaler toute la crème glacée du Supermarché... Et pis crois-y un peu, le ciel, demain, sera toujours bleu. Fuck laisse faire ce genre d'explications et retiens juste que tu dois sourire, même si les larmes te submergent souvent.

C'
est sans doute ce que j'aurais voulu que mon ami comprenne. C'est sans doute les mots que j'aurais voulu qu'il enregistre sur mille disques durs pour qu'il se souvienne que la vie est importante. C'est vrai, je ne suis pas poète, je ne suis pas super full méga littéraire, mais je m'en fou. Mon coeur était toute là et il n'aurait pas eu le droit de remettre tout ça en doute. Je l'aimais tellement ! Je l'aime encore, faut croire, mais un esprit qui est détaché du corps, c'est pu du tout pareil. Je sais que mon entrée en matière est un peu bizarre, platonique,vous comprenez sans doute encore rien, mais j'écris comme ça, comme ça me vient dans ma petite tête. Est-ce que mon nom vous aiderait vraiment à visualiser ou à vous amuser de mon histoire ? Je ne crois pas, mais tant qu'à être dans le sujet. Tiens, dites-vous que je m'appelle Laura. On s'en fou quelle âge j'ai, demain vous oublierez tout de ma date de naissance et de mon met préféré. Commençons par quelque part. Ouais, faudrait un peu être cave pour ne pas avoir compris que je parlais de mon ami au passé... en esprit. Bravo, oui, il est mort. Il s'est suicidé ! J'y comprends rien et je n'y comprendrai toujours rien. Comment on peut arriver à s'enlever la vie ? Le penser, le visualiser, le tenter... je peux comprendre. C'est vrai que quand t'as pleuré toutes les larmes de ton corps et tu comprends toujours pas pourquoi tout te tombe dessus aujourd'hui... les rivières t'apparaissent magnifiquement menaçante ou encore tu voues un espèce de culte à la recherche de sortes de noeud. Amusant. Je n'ai jamais su quelle manière était vraiment la meilleure. Une ou l'autre, je ne comprends pas ! Je peux comprendre qu'après une fausse couche, qu'après la perte d'un proche et tout... t'es le mal de vivre à penser à ce qu'il y aurait de mieux après la mort... peu importe les croyances. M'enfin, c'est moi, je ne suis pas psy rien, mais je ne peux pas comprendre. C'est vrai, j'ai fait des tests. T'es au fond du trou, dans un puit dégueulasse qui pu la merde et qui te semble si creu, comme s'il n'y avait plus de ciel bleu au-dessus de ta tête. M'enfin, malgré le mal... on finit toujours par voir qu'il y a du bien. C'est la logique. Je sais, je suis compréhensive sur toutes les misères du monde, ça me fait mal, mais voilà... es-t-il vraiment impossible de revivre après une chute ? Peut-être... Je dis pas une opinion rien, je dis simplement que je ne comprends pas comment tu peux en vouloir à la vie jusqu'à y mettre un terme définitif, sans espoir qu'elle se rachète. On fait ça avec un resto, ctait pas bon, trop cher... on redonne pas une chance au chef, on change de resto. MAIS LÀ ! T'as juste une vie... ou peut-être plusieurs, selon tes croyances, mais ce sera encore comme un autre resto. Ça serait différent. Pourquoi ne pas donner une chance à la vie ? Ça, Maxime ne l'a pas voulu. Et je n'ai jamais voulu comprendre pourquoi il en était arrivé là ! Dans ma tête, il ne pouvait juste pas m'abandonner... nous abandonner, nous donner de faux espoirs alors qu'au fond, il avait décidé depuis longtemps quel noeud il ferait. Il l'a malheureusement bien réussi.

Maxime éta
it mon amant de l'Amour ! Je sais pas, je trouvais ça beau l'appeler comme ça. Je l'aimais beaucoup, j'étais attachée à lui énormément. Du style que je faisais tout pour lui, à mes dépends parfois, mais par amour pour lui. Vous savez, tous ces genres de clichés cutes, moi je les vivais réellement à travers lui. Il m'a longtemps rendu la pareille. Il m'aimait aussi, il me tenait la main pendant que je pleurais, pendant que j'accouchais ou tout simplement pendant qu'on traversait une rue. Il a donné tout de lui-même pour moi. On a été 3 ans ensemble en total amour et en totale guerre. On aimait bien chialer et s'entretuer gentiment. C'est qu'on ne partageait pas vraiment les mêmes idées. Et oui, j'ai eu envie d'aller voir ailleurs. Je me suis dit que Maxime n'avait peut-être pas tout ce qu'il me fallait pour être heureuse. Quelle conne j'ai été ! Bon, c'est pas le seul élément déclencheur à ce drame... mais disons qu'il a constamment doude moi, même après que j'aie rampé à ses pieds, aps mes drôles d'expériences, pour qu'il me revienne. Ça m'a pris 2 ans d'expériences avant que je comprenne qu'il n'y aurait que Maxime que je supporterais constamment dans mon c½ur.

J
'ai vraiment un blanc, je ne sais plus quoi écrire. Tsé quand je disais que je n'étais pas une écrivaine, que je racontais tout sur le vif... voilà. Il m'a fallu que j'aille me prendre un thé vert et voilà, j'ai perdu le fil de mon histoire pas très bien ficelée... Donc euh...

Maxim
e. Quel beau nom ! Il m'a pardonné, il l'a fait. C'est que si j'avais été lui, je ne l'aurais pas fait, mais il m'aimait tellement. Alors, il a tenté de me refaire confiance. Je crois qu'il pouvait avoir confiance en moi, je ne faisais plus que regarder, j'avais décidé que Maxime était The Best pour moi ! Mais lui, il avait pas accès à mes pensées et à tout ça. Et voilà que l'accident est survenu. Son meilleur ami, Étienne, a accueilli la mort dans son corps suite à la conduite boiteuse de Maxime. C'est que Maxime, durant les deux ans que je couraillais ici et, il s'est fait une nouvelle blonde. Madame Vodka qui ne l'a jamais quitté, sinon un soir pour se faire remplacé par Monsieur Rhum et autres. Vous vous y connaissez sûrement mieux que moi, en eau de vie. Bref, ce soir là, Maxime a pris sa voiture, malgré la balloune qui lui promettait d'éclater, et il a fait une rencontre nez à oreille avec une grosse voiture, direct sur Étienne, assis à côté de lui. Maxime a été le seul survivant. C'est vrai qu'il s'est fait aider, qu'il nous a dit qu'il savait qu'il n'était pas l'unique coupable, mais la culpabilité a gagné. Maxime se trouvait terriblement con, terriblement stupide et toutes les insultes imaginables... alors il a préféré quitter son corps vers un autre monde. Il m'a dit qu'il n'était pas assez bien pour moi, qu'il le savait depuis le jour où je l'avais laissé pour m'aventurer ailleurs et qu'il espérait être mon ange-gardien. Je ne sais pas, comme si un être spirituel me méritait plus... moi je voulais le sentir tout contre moi. Je voulais qu'il me prenne dans ses bras pour m'aimer et pour me consoler. Je voulais que ses bras apprennent l'Amour à son fils, Matthew. Non, il est parti sans même me dire un vrai adieu. C'est qu'il savait que je l'aurais bien attaché sur une chaise pour lui parler de mon ciel, de mes croyances et de la confiance en la vie. Maudit con, tu n'auras jamais été daccord avec moi jusqu'au bout !

Par
donnez cette légère colère, c'est... c'est qu'il me manque. C'est que j'aurais voulu qui partage encore un peu de vie avec moi.

J'
ai mal, c'est sûr. C'est peut-être Éric qui me donne le courage d'avoir confiance en la vie. Je ne sais pas, mais encore une fois, la vie ne s'est pas trompée et m'a donné une autre chance de toucher au bonheur. Éric, mon bébé, ma perle, c'est ma renaissance, c'est mon espoir, c'est ma nouvelle promesse que la vie m'a rendue.

Et M
axime, je ne peux nier que tu m'as laissé le plus bel héritage possible.

# Posté le mercredi 18 février 2009 23:27

Modifié le lundi 25 mai 2009 01:46