Raconte-toi pas n'importe quoi. On dirait que tu prends plaisir à comprendre tout de travers en pensant très bien que TU as raison. Fuck ! Me semble que tu le sais depuis le temps, apprends à t'écouter mieux que ça et prends bien soin de comprendre ce que les autres te disent. Je te dis pas ça pour rien, c'est juste important que tu comprennes que parfois tu penses une chose, mais la réalité est toute autre. Tu t'écoutes mal, c'est tout. C'est probablement inconscient, mais... enfin, rentrons pas dans les détails psychologiques incompréhensibles. Ça sert à rien. L'important c'est que tu sortes un peu plus souvent ta confiance du fond de tiroir oublié. C'est bon des fois de faire aérer nos idées et surtout de donner des exercices à son sourire. Et si t'as pas le goût de sourire, fais n'importe quoi, mais exprime dont quelque chose. Prends soin de TOI un peu, arrête un peu de te soucier de ce que les autres veulent ou pensent de toi. Prends les mains qu'on te tend, les autres laissent les pendre sur les brûlures du soleil. Et non, c'est pas vrai que tu peux juste te fier à toi. C'est vrai que c'est important que tu sois capable de marcher un peu tout seul sur tes deux talons, mais si on a des semblables c'est pas pour rien. Il va toujours avoir au moins une personne qui va être là pour toi. Moi, je le suis. Je sais, je t'apparais sûrement chiante et tout. Tu as le droit de me croire ou de m'envoyer chier, c'est libre à ton sentiment ! Mais écoute dont un peu, prends l'offre et l'amitié que je te donne. Je le sais, je le sais... t'es reconnaissant de tout ce que je fais. Laisse dont faire ! Je le fais pas juste pour t'aider, moi ça me fait du bien de savoir que t'es pas seul et que tu vas mieux après qu'on ait fait n'importe quoi devant les paroles du temps. N'importe quoi ! Parler, crier, planter des carottes, avaler toute la crème glacée du Supermarché... Et pis crois-y un peu, le ciel, demain, sera toujours bleu. Fuck laisse faire ce genre d'explications et retiens juste que tu dois sourire, même si les larmes te submergent souvent.
C'est sans doute ce que j'aurais voulu que mon ami comprenne. C'est sans doute les mots que j'aurais voulu qu'il enregistre sur mille disques durs pour qu'il se souvienne que la vie est importante. C'est vrai, je ne suis pas poète, je ne suis pas super full méga littéraire, mais je m'en fou. Mon coeur était toute là et il n'aurait pas eu le droit de remettre tout ça en doute. Je l'aimais tellement ! Je l'aime encore, faut croire, mais un esprit qui est détaché du corps, c'est pu du tout pareil. Je sais que mon entrée en matière est un peu bizarre, platonique,vous comprenez sans doute encore rien, mais j'écris comme ça, comme ça me vient dans ma petite tête. Est-ce que mon nom vous aiderait vraiment à visualiser ou à vous amuser de mon histoire ? Je ne crois pas, mais tant qu'à être dans le sujet. Tiens, dites-vous que je m'appelle Laura. On s'en fou quelle âge j'ai, demain vous oublierez tout de ma date de naissance et de mon met préféré. Commençons par quelque part. Ouais, faudrait un peu être cave pour ne pas avoir compris que je parlais de mon ami au passé... en esprit. Bravo, oui, il est mort. Il s'est suicidé ! J'y comprends rien et je n'y comprendrai toujours rien. Comment on peut arriver à s'enlever la vie ? Le penser, le visualiser, le tenter... je peux comprendre. C'est vrai que quand t'as pleuré toutes les larmes de ton corps et tu comprends toujours pas pourquoi tout te tombe dessus aujourd'hui... les rivières t'apparaissent magnifiquement menaçante ou encore tu voues un espèce de culte à la recherche de sortes de noeud. Amusant. Je n'ai jamais su quelle manière était vraiment la meilleure. Une ou l'autre, je ne comprends pas ! Je peux comprendre qu'après une fausse couche, qu'après la perte d'un proche et tout... t'es le mal de vivre à penser à ce qu'il y aurait de mieux après la mort... peu importe les croyances. M'enfin, c'est moi, je ne suis pas psy rien, mais je ne peux pas comprendre. C'est vrai, j'ai fait des tests. T'es au fond du trou, dans un puit dégueulasse qui pu la merde et qui te semble si creu, comme s'il n'y avait plus de ciel bleu au-dessus de ta tête. M'enfin, malgré le mal... on finit toujours par voir qu'il y a du bien. C'est la logique. Je sais, je suis compréhensive sur toutes les misères du monde, ça me fait mal, mais voilà... es-t-il vraiment impossible de revivre après une chute ? Peut-être... Je dis pas une opinion rien, je dis simplement que je ne comprends pas comment tu peux en vouloir à la vie jusqu'à y mettre un terme définitif, sans espoir qu'elle se rachète. On fait ça avec un resto, c'était pas bon, trop cher... on redonne pas une chance au chef, on change de resto. MAIS LÀ ! T'as juste une vie... ou peut-être plusieurs, selon tes croyances, mais ce sera encore comme un autre resto. Ça serait différent. Pourquoi ne pas donner une chance à la vie ? Ça, Maxime ne l'a pas voulu. Et je n'ai jamais voulu comprendre pourquoi il en était arrivé là ! Dans ma tête, il ne pouvait juste pas m'abandonner... nous abandonner, nous donner de faux espoirs alors qu'au fond, il avait décidé depuis longtemps quel noeud il ferait. Il l'a malheureusement bien réussi.
Maxime était mon amant de l'Amour ! Je sais pas, je trouvais ça beau l'appeler comme ça. Je l'aimais beaucoup, j'étais attachée à lui énormément. Du style que je faisais tout pour lui, à mes dépends parfois, mais par amour pour lui. Vous savez, tous ces genres de clichés cutes, moi je les vivais réellement à travers lui. Il m'a longtemps rendu la pareille. Il m'aimait aussi, il me tenait la main pendant que je pleurais, pendant que j'accouchais ou tout simplement pendant qu'on traversait une rue. Il a donné tout de lui-même pour moi. On a été 3 ans ensemble en total amour et en totale guerre. On aimait bien chialer et s'entretuer gentiment. C'est qu'on ne partageait pas vraiment les mêmes idées. Et oui, j'ai eu envie d'aller voir ailleurs. Je me suis dit que Maxime n'avait peut-être pas tout ce qu'il me fallait pour être heureuse. Quelle conne j'ai été ! Bon, c'est pas le seul élément déclencheur à ce drame... mais disons qu'il a constamment douté de moi, même après que j'aie rampé à ses pieds, après mes drôles d'expériences, pour qu'il me revienne. Ça m'a pris 2 ans d'expériences avant que je comprenne qu'il n'y aurait que Maxime que je supporterais constamment dans mon c½ur.
J'ai vraiment un blanc, je ne sais plus quoi écrire. Tsé quand je disais que je n'étais pas une écrivaine, que je racontais tout sur le vif... voilà. Il m'a fallu que j'aille me prendre un thé vert et voilà, j'ai perdu le fil de mon histoire pas très bien ficelée... Donc euh...
Maxime. Quel beau nom ! Il m'a pardonné, il l'a fait. C'est que si j'avais été lui, je ne l'aurais pas fait, mais il m'aimait tellement. Alors, il a tenté de me refaire confiance. Je crois qu'il pouvait avoir confiance en moi, je ne faisais plus que regarder, j'avais décidé que Maxime était The Best pour moi ! Mais lui, il avait pas accès à mes pensées et à tout ça. Et voilà que l'accident est survenu. Son meilleur ami, Étienne, a accueilli la mort dans son corps suite à la conduite boiteuse de Maxime. C'est que Maxime, durant les deux ans que je couraillais ici et là, il s'est fait une nouvelle blonde. Madame Vodka qui ne l'a jamais quitté, sinon un soir pour se faire remplacé par Monsieur Rhum et autres. Vous vous y connaissez sûrement mieux que moi, en eau de vie. Bref, ce soir là, Maxime a pris sa voiture, malgré la balloune qui lui promettait d'éclater, et il a fait une rencontre nez à oreille avec une grosse voiture, direct sur Étienne, assis à côté de lui. Maxime a été le seul survivant. C'est vrai qu'il s'est fait aider, qu'il nous a dit qu'il savait qu'il n'était pas l'unique coupable, mais la culpabilité a gagné. Maxime se trouvait terriblement con, terriblement stupide et toutes les insultes imaginables... alors il a préféré quitter son corps vers un autre monde. Il m'a dit qu'il n'était pas assez bien pour moi, qu'il le savait depuis le jour où je l'avais laissé pour m'aventurer ailleurs et qu'il espérait être mon ange-gardien. Je ne sais pas, comme si un être spirituel me méritait plus... moi je voulais le sentir tout contre moi. Je voulais qu'il me prenne dans ses bras pour m'aimer et pour me consoler. Je voulais que ses bras apprennent l'Amour à son fils, Matthew. Non, il est parti sans même me dire un vrai adieu. C'est qu'il savait que je l'aurais bien attaché sur une chaise pour lui parler de mon ciel, de mes croyances et de la confiance en la vie. Maudit con, tu n'auras jamais été daccord avec moi jusqu'au bout !
Pardonnez cette légère colère, c'est... c'est qu'il me manque. C'est que j'aurais voulu qui partage encore un peu de vie avec moi.
J'ai mal, c'est sûr. C'est peut-être Éric qui me donne le courage d'avoir confiance en la vie. Je ne sais pas, mais encore une fois, la vie ne s'est pas trompée et m'a donné une autre chance de toucher au bonheur. Éric, mon bébé, ma perle, c'est ma renaissance, c'est mon espoir, c'est ma nouvelle promesse que la vie m'a rendue.
Et Maxime, je ne peux nier que tu m'as laissé le plus bel héritage possible.